"J'ai rêvé que j'étais un garçon"
La nuit dernière, par exemple, j’ai rêvé que j’étais un garçon. Je me réveillais dans un lit au côté d’une autre fille, un peu plus âgée que moi, une brune à la peau moite que je ne connaissais pas. Elle somnolait, le bras gauche replié sur son visage. Je ne voyais pas ses yeux, ni son front, juste sa bouche légèrement entrouverte
Rien ne vaut une vie...
Michèle
Astrud tisse ses récits avec les fils invisibles qui tirent les
destins.[...] Une phrase,
un rappel, un mot et Michèle Astrud nous fait
reconstruire ces vies éparses en elles-mêmes
et entre elles. Peu à peu
nous nous trouvons au milieu d'existences qui plus que familières
nous
deviennent intimes. Et dérisoirement belles et précieuses.
Monplaisir Sans-souci Ouest France, Yannick PELLETIER.
L’écriture de Michèle Astrud est
rythmée, aiguisée, incisive. La romancière s’est inventé un
ton, saisissant de justesse, dépourvu de pitié pour une société
de mensonges et de faux
semblants, qui par petites touches donne à
sa narration un réalisme inquiétant et
envoûtant. On s’interroge
sans fin sur ce qui est le nœud central du roman. On hésite et on
ne parvient jamais à répondre avec certitude. Une hypothèse se
détache cependant,
comme un motif insistant.
Marie-Josée Christien, Revue Spered Gouez / L’esprit sauvage
n°15, octobre 2008
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